Audit pour la certification RGE
3 juillet 2018
Afficher tout

Le climat : priorité des priorités.

 « Nous connaissons des températures record dans le monde entier. Selon l’Organisation météorologique mondiale, au cours des deux dernières décennies, 18 des années les plus chaudes depuis 1850 ont été enregistrées et cette année s’annonce comme la quatrième plus chaude.  Les vagues de chaleur extrêmes, les incendies, les tempêtes et les inondations laissent une trace de mort et de dévastation. »

« Nous avons été prévenus. Les scientifiques nous le disent depuis des décennies« , mais « beaucoup trop de dirigeants ont refusé d’écouter, … les résultats sont déjà visibles. Dans certaines situations, ils ressemblent aux pires scénarios des scientifiques. » 

Ces mots sont extraits du discours récent du secrétaire général de l’ONU et cela m’amène à ces quelques lignes.

Ayant vécu, de mon plus jeune âge à mes 18 ans à Madagascar, j’ai régulièrement des échanges concernant la dégradation de la faune et la flore de ce pays.

Le commentaire le plus souvent entendu est que « le malgache ne fait pas attention aux richesses de sont pays et les pille sans réflexion ni analyse ».

Cela me semble en fait tout à fait normal à partir du moment où une grande partie du peuple n’a d’autre objectif que de trouver à se nourrir. Ce pays, comme nombre d’entre ceux qui sont à la traine, sont peut-être en avance sur nous, pays développés. Nous allons, nous aussi, si nous ne prenons pas rapidement les mesures indispensables, apprendre à vivre en bas de la pyramide de Maslow. Avec le risque que cela ne soit qu’une étape…

La machine s‘emballe. L’actualité de ce dimanche 23 septembre ouvre sur les inondations en Tunisie, enchaine sur les images de la tornade au Canada puis sur le Pic du Midi qui n’a pas connu le gel depuis 100 jours. Quand on rajoute, il y a quelques jours, le typhon Mangkhut en Asie ou l’Ouragan Florence au Etats Unis qui par ricochet nous apporte un avis de tempête sur le nord de la France on ne peut pas se dire que cela n’est pas grave.

Il nous faut tous agir chacun à notre niveau et mettre une forte pression sur nos élus. La problématique du climat doit être la priorité numéro 1. Si nous ne réussissons pas à inverser la spirale nous risquons le chaos.

Les politiques ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Le discours de Jacques Chirac à Johannesburg a déjà 16 ans et n’a été… qu’un discours. Ils auront peut-être des comptes à rendre un jour. La notion de crime contre l’humanité aurait alors, malheureusement, tout son sens.

Parce que on ne peut pas conclure sur tant de pessimisme, je reprends un extrait de notre actualité d’il y a un peu plus de 2 ans.

…Nous sommes donc au cœur de bouleversements majeurs d’une ampleur colossale qu’il nous faut aborder de façon volontariste, ambitieuse et avec enthousiasme. Cela doit en effet être un motif enthousiasmant car il nous faut réinventer et créer un nouveau système qui ne pourra être que vertueux si nous le voulons durable.

Sauvons la planète !